Et si le vrai problème, c’était qu’on ne connaît pas Allah ?

Et si le vrai problème, c’était qu’on ne connaît pas Allah ?

Un mal profond.

Il y a un mal profond qui ronge le cœur de nombreux musulmans aujourd’hui, un déséquilibre spirituel, une fatigue religieuse, une résignation silencieuse. Cheikh Hatim, dans un sermon bouleversant, pose un diagnostic clair : nous avons appris les ordres, sans jamais vraiment connaître Celui qui donne les ordres.

La pratique religieuse devient bancale lorsque l’âme ne s’appuie pas sur une connaissance authentique d’Allah ﷻ. On accomplit des gestes, on prononce des formules, mais sans intimité avec le Créateur. Et ce manque de connaissance engendre une spirale destructrice : on promet de se corriger, on échoue, puis on finit par croire qu’Allah ne veut plus de nous…

La voix du désespoir n’est pas celle d’Allah

Qui n’a jamais dit, dans un élan de sincérité : « Ya Allah, plus jamais je ne referai ça… », avant de rechuter quelques jours plus tard?

Ce cycle de chutes et de promesses avortées devient, avec le temps, un poison. À 15 ou 20 ans, on retombe avec l’espoir encore vif. Mais à 40 ou 50 ans, on s’enferme dans une cellule mentale : «Peut-être que je ne suis pas fait pour Allah… », « Peut-être qu’Il est en colère contre moi… »

Cette voix intérieure, cette culpabilité amère… ce n’est pas Allah. C’est le chuchotement du Shaytan.

Et il ne tient sa force que d’une chose : notre ignorance d’Allah.Allah ﷻ : Celui qui pardonne… par essenceL’être humain pardonne par émotion, Allah ﷻ pardonne par nature. Toi, tu calcules combien de fois tu es tombé. Allah ﷻ, Lui, se réjouit chaque fois que tu reviens.

Le Prophète ﷺ nous a transmis cette image bouleversante : la joie d’Allah quand un serviteur se repent est plus grande que celle d’un homme perdu dans le désert, croyant sa mort certaine, et retrouvant soudainement sa monture contenant toute sa survie. Tellement bouleversé qu’il crie, confus : « Ô Allah, Tu es mon serviteur et je suis Ton seigneur. »

Mais pourquoi Allah ﷻ se réjouit-Il autant ? Parce qu’Il veut nous faire miséricorde. Parce qu’Il attend notre retour. Parce qu’Il est At-Tawwâb, Celui qui accepte le repentir encore et encore, même après mille chutes. Le problème n’a jamais été : « Est-ce qu’Allah me pardonne encore ? »

Le seul vrai problème, c’est : « Vais-je laisser Shaytan me faire croire que je ne suis plus digne de revenir ? »

Le Prophète ﷺ, dans un autre hadith, rassure un homme venu lui confier qu’il a chuté plusieurs fois dans le même péché. Il lui dit : « Demande pardon, et repens-toi. » Et cela, même après plusieurs rechutes. Il le répète jusqu’à ce que l’homme comprenne que tant que l’on revient, Shaytan ne gagne pas.

La clé : connaître Allah… vraiment.

Cheikh Hatim nous invite à vivre les Noms d’Allah, à ne pas seulement les étudier, mais à les incarner, à voyager avec eux. Le Nom At-Tawwâb, par exemple, n’est pas juste une étiquette divine : c’est une lumière existentielle. Une réalité qui transforme celui qui la comprend.À celui qui a abandonné le Coran.À celle qui a cessé de prier la nuit. À celui qui lutte avec sa Foi résiduelle.

À tous ceux qui se sentent trop loin pour revenir…Apprenez à connaître Allah Le Sublime. Pas intellectuellement. Mais Spirituellement. Par le cœur. Car celui qui connaît vraiment son Seigneur, ne désespère jamais.

Article inspiré d’un sermon de Cheikh Hatim — qu’Allah le protège et l’élève.

source: Ajib.fr

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