Au président de la FAIB: Pour une instance faitière forte et incontournable.

La Fédération des Associations islamiques du Burkina (FAIB) passe pour les musulmans du Burkina Faso l’organisation représentative et organisatrice de la communauté musulmane du pays. Cette structure qui rassemble la majorité associations islamiques de divers sensibilités est ainsi considérée comme la faitière des associations et organisations islamiques.
Aux lendemains de l’arrivée du nouveau président El Hadj Moussa Koanda, une profonde réflexion s’impose pour renforcer la structure. Des reformes courageuses seraient salutaire pour rendre plus dynamique la fédération et renforcer sa légitimité auprès des acteurs et partenaires. En plus de sa mission théologique, la FAIB est également engagé dans la défense des droits et intérêts des musulmans.
L’organisation fédératrice islamique aspire à une orientation socio-politique de sa vision. C’est en cela qu’elle entend œuvrer pour l’accompagnement des initiatives socio-économiques des musulmans et des Burkinabè dans la construction d’un Burkina de progrès.
La Fédération se veut être l’interlocutrice attitrée des musulmans avec l’Etat central si bien qu’elle s’est donnée pour mission de défendre les intérêts normatifs de l’islam au Burkina Faso. Il ne s’agit pas pour cette instance de se focaliser spécifiquement, sur des normes cultuelles et spirituelles, mais de repenser sa politique d’instance représentative de la communauté islamique nationale. Pour se faire, la FAIB devra impérativement réussir à fédérer la convergence de vue des musulmans afin de maitriser la prise de parole publique, des prédicateurs et communicateurs de la Ouma. Ce qui permettrait d’éviter les dérives et débordements qui se constatent dans l’espace public, notamment sur les réseaux sociaux.
Par ailleurs, il est impératif pour une harmonisation et une concordance des actions, que toutes les associations islamiques affiliées ou pas à l’instance nationale, se mettent sous le leadership de la FAIB. Sans quoi, elles pourraient être perçues comme des indisciplinées et sanctionnées comme tel.

A ce sujet, la FAIB et l’Etat Burkinabè devraient avoir une collaboration étroite afin de parer à des situations qui pourraient compromettre la bonne marche de la faitière.
En outre, la nouvelle mandature intervient dans un contexte de controverses et d’épreuves, liés aux situations socio-politiques et la dispersion et désordre que constatés sur les réseaux sociaux et sur la place publique. Il est donc attendu du président KOUANDA, une réorganisation efficace de la fédération des associations islamiques du Burkina par la mise en application des textes de la structure, si cela n’était pas le cas, afin que les différentes commissions puissent s’investir réellement de leurs missions.
Au regard, des enjeux nouveaux qui sont entre autres, les discours et prédications clivants et le manque de volonté de rapprocher les diverses associations dans les projets communautaires, économiques pour des raisons d’appartenance associative où idéologique, le président KOUANDA se doit de faire un travail méticuleux et audacieux afin de proposer un canevas dans lequel, tous ces problèmes vont se voir régler du moins surmontés.
Cette nouvelle mandature de l’année 2026 de la FAIB doit être celle qui va impacter et impulser un changement radical au sein de l’instance faitière. Cela passe forcement par la mise en application d’une bonne politique à laquelle toutes les associations islamiques vont adhérer et se soumettre. Cet engagement de la fédération doit pouvoir harmoniser la convergence de vue au niveau des grosses associations en son sein sur une vision claire de l’islam au Burkina en termes d’objectifs face aux enjeux politique, économique, entrepreneuriale, santé, éducation etc. Un cadre règlementaire des prêches et communications.
Cela doit être l’une des priorités urgentes de la FAIB, d’instituer un cadre règlementaire sur la bonne conduite en tant de communication et de prêches de nos Savants dans leurs bases (Mosquées, Conférences islamiques, les réseaux sociaux etc.).

Du Mouvement Sunnite (MSB), La communauté islamique de la Tidjania, la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), et l’AEEMB-CERFI, Istihad islami, qui sont les têtes de proues de la FAIB et dans le prolongement des autres associations islamiques dans le tout le Burkina doivent pouvoir adopter et mettre en œuvre ce cadre réglementaire de la FAIB sur le sujet portant communications et prédications au Burkina Faso.
Des Concertations et travaux doivent pouvoir se faire afin que chaque association délivre des cartes professionnelles de prédications et de communications aux adeptes, qui sont sensés porter la parole islamique, publiquement. De même que ceux qui sont chargés de faire les reportages, avec qualifications professionnelles ou pas ; un recadrage doit se faire à ce niveau également afin que l’on puisse contrôler ou maitriser ce qui est abordé sur les réseaux sociaux.
A ce titre, La fédération des associations islamiques du Burkina Faso (FAIB), doit susciter une collaboration avec l’Etat Burkinabè afin de pouvoir avoir des moyens de pressions sur ses membres et également, pouvoir être capable d’apprécier ce cadre réglementaire afin que ce phénomène de la communication et la prédication dispersées soient encadré. Et même au prix de récompenser et sanctionner des acteurs conformément aux actes à tenir.
Les Projets communautaires, éducatifs, économique et entrepreneuriales.
Pour finir, au niveau des autres priorités concernant les projets éducatifs, de santés, de l’entrepreneuriats et dans une vision politique sous le leadership de la FAIB, un document référentiel élaboré par l’ensemble des acteurs devrait faire l’objet de feuille de route, prenant en compte tous ces secteurs de la vie national afin que les musulmans, jeunes, femmes et hommes, soient acteurs et porteurs d’initiatives afin de contribuer au développement socio-économique du pays.
Quand bien même qu’il existe déjà une dynamique d’engagements de nos associations islamiques sur le terrain, en témoignent la construction de centre de santé et d’universités privée de référence, il faudra toujours encourager les acteurs concernés, et surtout adopter une vision commune dans l’élaboration et la prospection pour une communauté islamique nationale dévouée, organisée et impactante.
Et cela ne peut se faire que sous la bannière de la FAIB, instance suprême de l’Islam au Burkina Faso. Et cette FAIB, aujourd’hui dirigée par EL HADJ Moussa KOUANDA, doit être la seule et unique voix des musulmans au Burkina Faso sans aucune interférence au plan national et international.
AROUNAN GUIGMA.



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