De l’usage des sciences modernes dans l’exégèse coranique : approches et limites.

De l’usage des sciences modernes dans l’exégèse coranique : approches et limites.

Ecrivain, essayiste et imam, Ahmadou Makhtar Kanté nous présente, sur Mizane.info, les différentes approches herméneutiques entre la science moderne et la religion dans le contexte islamique.

Le présent article a pour objectif principal d’examiner les rapports entre les sciences modernes et l’exégèse du Coran (tafsîr). Dans ce cadre, il convient de préciser d’emblée que l’exégèse du Coran ne se confond pas avec le Coran lui-même, qui constitue, pour les musulmans, la Parole de Dieu.

L’exégèse correspond, en effet, à l’ensemble des interprétations du Coran consignées dans les recueils ou livres des exégètes. Aussi, nous n’aborderons pas la science moderne sous l’angle de son statut épistémologique, mais plutôt à travers ses déclinaisons dans les disciplines scientifiques ayant acquis leurs lettres de noblesse et faisant aujourd’hui l’objet d’un processus marqué de vulgarisation, voire d’universalisation.

Autrement dit, notre préoccupation centrale consiste à analyser l’usage que les oulémas et les penseurs musulmans font des sciences modernes dans le champ de l’exégèse coranique.

La question des rapports entre le texte coranique et les sciences modernes constitue un enjeu majeur des débats contemporains en matière d’exégèse. Elle se cristallise autour de deux approches principales : le tafsîr ʿilmī, qui consiste à interpréter certains versets à la lumière des connaissances scientifiques, et le iʿjāz ʿilmī, qui vise à démontrer le caractère miraculeux du Coran — attestant ainsi son origine divine — en affirmant que certains versets anticiperaient des découvertes scientifiques modernes.

Par ailleurs, aux côtés du tafsîr al-Qurʾān bi al-Qurʾān (où le Coran s’explique par lui-même) et du tafsîr bi al-maʾthūr (fondé sur les traditions prophétiques ainsi que sur les propos des Compagnons et des Tābiʿūn, la génération qui leur a succédé), l’exégèse classique reconnaît également une place au tafsîr bi al-ra’y, entendu comme un effort d’interprétation fondé sur la réflexion personnelle. C’est dans ce registre que s’inscrivent, selon nous, aussi bien le tafsîr ʿilmī que le iʿjāz ʿilmī.

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