Malgré la sagesse de l’Islam, les cœurs demeurent lourds d’envies et distants au BURKINA FASO.

Malgré la sagesse de l’Islam, les cœurs demeurent lourds d’envies et distants au BURKINA FASO.

Il est bien vrai que l’homme est naturellement constitué de penchants positifs comme négatifs. Mais celui-ci devra s’astreindre à œuvrer au quotidien pour la construction d’une société de valeurs, tout en faisant des œuvres utiles.

L’homme devra toujours s’éduquer dans le bien, faire de sa personne un vecteur de transmission de la bonne éducation et des œuvres utiles. Aussi faudra-t-il travailler à éviter tout comportement crasseux et nuisibles pour sa personne et envers les autres.

Eviter le nuisible à tout prix.

Le mensonge, la haine, le mal, et tous ces comportements à même de nuire à l’équilibre et au bien-être de son semblable et de la société sont les choses à rejeter.

Tout individu, quel qu’il soit, qui se retrouve à avoir ses défauts n’est surement pas dans une bonne disposition. Et il est cependant nécessaire d’avoir recours aux valeurs spirituelles et morales dans la transformation de ce dernier.

L’islam, un code de bonne conduite.

Les gens sont de plusieurs sensibilités et d’obédiences diverses, traduisant ainsi leur état d’esprit et attitudes et comportements, envers leur semble. De ce fait, pour assoir une bonne conduite dans nos rapports humains, l’islam comporte des principes et valeurs humaines devant nous permettre d’avoir des attitudes et des rapports harmonieux et sociables.

Cet ensemble de principes et valeurs sociales sur lequel repose le bon comportement devrait ainsi constituer le tableau de bord du musulman dans son environnement et dans son interaction aux autres.

Nous nous fondons sur les préceptes islamiques, car c’est l’élément qui nous oriente dans notre discours, au regard de la composante de la société Burkinabé à majorité musulmane. Sinon, la religion de nos ancêtres proscrivait depuis la nuit des temps, les actes et comportements immoraux et nuisibles de tout homme appartenant à l’espace ancestrale.

De nos jours, nous sommes adeptes et porteurs de la foi musulmane qui condamne également les mêmes actes et attitudes répréhensibles. Du moins, c’est ce qui est établit dans le corpus juridique de la foi musulmane.

Nous avons choisi l’islam pour sa simplicité dans la pratique et son lien indélébile à Dieu unique et pour la meilleure disposition qui nous permet, dans notre vécue avec nos semblables de faire de la société des Hommes, quelque chose de viable.

(Ce Coran guide et conduit vers ce qui est juste) et le prophète saw nous enseigne le bon caractère au détriment de la haine, de la jalousie et de tout ce qui est mauvais.

Cependant, il ne faudrait pas que notre comportement et attitude soient aux antipodes des valeurs islamiques. Il serait éhonté de ne pas être meilleur ou encore faire mieux que ceux que nous avons donné du dos.

Il est bien vrai que nous sommes humains avec nos sensibilités et aspirations diverses. Mais l’islam nous revêt la droiture et la responsabilité dans nos pensées et agissements.

A quoi bon être musulman et indifférent des actes nocifs et nuisibles causés à nos semblables?.

Malheureusement, méchanceté, jalousie, haine et la trahison sont des attitudes qui caractérisent nos sociétés actuelles.

Qu’en est-il de nos associations islamiques ?

Faisons de nos associations, nos conglomérats et autres assises, des cadres de partages, de transformation positive de nos personnes, loin des considérations égoïstes, divisionnistes, sectaires et concurrence nuisible. L’esprit de rivalité et d’égoïsme ne serve pas la cause d’une Oumma musulmane unie et épanouie.

Et même si on est réuni au sein d’une instance telle que la FAIB (Fédération des associations islamiques au Burkina), les cœurs et actions semblent distants.

Les propos et agissements de certains de nos Savants et prédicateurs musulmans le laissent entrevoir sur les réseaux sociaux et dans les cadres des uns et des autres. Une chose est de se dire unis lors des rencontres évènementiels et festives et désunis et distants quand on se donne le dos.

C’est l’état d’esprit de beaucoup d’entre nous. Et cela nous affaiblit et nous tue à petit feu.

L’hypocrisie voilée ne sert pas la cause de la communauté, ça ne la rend pas efficace et serviable au profit des masses musulmanes au Burkina Faso.

Pendant que certaines organisations et entités s’organisent malgré leur efficacité à porter de gros projets et à se projeter pour le maillage dans les secteurs d’activités, nous musulmans, nous nous querellons dans le positionnement idéologique et associatif.

Par ailleurs, d’aucuns diront, que nous sommes maintenant conscients des enjeux du moments. En témoignent les initiatives et engagements de certains membres de la communauté.

Le mouvement sunnite (MSB) a lancé récemment un projet de construction d’un hôpital de 6 milliards à Ouagadougou ; la Communauté musulmane de Pouytenga plus de 2 milliards ; la CMBF de Ouagadougou, bientôt une université islamique.

Posons-nous la question si toutes ces initiatives étaient placées sous la coupole de la FAIB dans le sens de casser les dynamiques et esprits sectaires et concurrentiels de nos structures associatives.

Cela rendrait notre Oumma islamique nationale forte à travers cette faitière. Hélas, malgré la sagesse pour l’union et la fraternité agissante enseignées par l’islam, nos cœurs demeurent distants par l’envie et le sectarisme associatif dans notre Burkina d’aujourd’hui.

La Rédaction.

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