Une étude révèle que la recherche du bonheur peut rendre les gens moins heureux, non pas parce que le bonheur est nuisible, mais parce qu’elle épuise la maîtrise de soi indispensable pour le construire réellement.

Dans la vie quotidienne, beaucoup de personnes associent spontanément le bonheur à un objectif à atteindre, comme une sorte de destination finale. Cette idée est souvent renforcée par les réseaux sociaux, les discours de développement personnel et certaines représentations culturelles. Pourtant, le bien-être psychologique ne fonctionne pas toujours comme un but fixe que l’on peut poursuivre directement. Il dépend souvent de comportements simples, répétés et parfois automatiques, plutôt que d’une recherche permanente et consciente. C’est dans ce contexte que certaines recherches récentes interrogent les effets de cette recherche du bonheur. Elles suggèrent que vouloir être heureux en permanence pourrait produire des effets paradoxaux.
L’idée que la recherche du bonheur puisse avoir des effets contre-productifs est présente depuis un certain temps en psychologie. Des travaux antérieurs ont suggéré qu’accorder une grande importance au bonheur peut parfois rendre les individus plus déçus par leur vie, les inciter à une plus forte auto-observation. Ou encore les amener à avoir le sentiment que le temps leur échappe. Kim et Maglio avaient d’ailleurs publié en 2018, dans la revue Psychonomic Bulletin & Review, l’article intitulé « Le temps qui disparaît à la poursuite du bonheur », qui concluait que la recherche du bonheur pouvait accentuer la sensation de rareté du temps.
Cette distinction est importante. Une corrélation entre le désir de bonheur et une moindre maîtrise de soi peut avoir de multiples significations.
Elle peut refléter la personnalité, le stress, la culture, une déception passée, ou encore le fait que les personnes qui rencontrent déjà des difficultés dans leur vie se concentrent davantage sur le bonheur. Les études expérimentales ne peuvent pas lever tous les problèmes d’interprétation. Cependant, elles permettent de vérifier si le fait d’amener temporairement les individus à rechercher le bonheur modifie leurs comportements ultérieurs.
L’integralité de l’article publié dans le lien ci-dessous
https://sain-et-naturel.ouest-france.fr/recherche-du-bonheur.html



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